07.05.08
Bienvenue !
Ce blog a été créé le 19 novembre 2005 et, depuis, vous êtes plus de 24 000 à être venus nous rendre visite.
La vocation de ce blog est de permettre une meilleure information et une plus grande communication entre les acteurs de la formation des publics sinophones.
Il rassemble des ressources et donne une possiblité d'échange aux formateurs débutants. Les outils pédagogiques s'adressent à des apprenants de très petit niveau, que l'on rencontre fréquemment dans les associations parisiennes d'enseignement du français aux migrants sinophones.
Vous pouvez nous envoyer vos questions, vos remarques, vos astuces pédagogiques ou vos témoignages (et vos angoisses !!!) :
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- En utilisant le lien "commentaire" en dessous des billets (y compris celui-ci !)
Attention, il semblerait que la fonction "commentaire" ne soit pas toujours très fiable... alors, persévérez, votre avis nous intéresse ! Si toutefois vous ne voyez pas votre commentaire apparaître dans les 12 heures (les commentaires sont modérés), prévenez-nous.
Pour ceux qui ne connaissent pas bien le fonctionnement d'un blog, il faut savoir que les publications sont chronologiques. Le dernier billet écrit s'affiche en première page, au centre, et vient pousser les autres. Mais les billets sont également classés par thèmes, dans les "catégories" que vous trouverez dans la colonne de gauche. Dans la colonne de droite, vous trouverez tous les liens externes au blog, amenant à d'autres sites.
Bonne visite !
Cultures éducatives en contact
Je communique, tu communiques, mais quand communiquerons-nous ?
Résumé
" Les formations linguistiques de groupes composés en majorité de Chinois ont pour particularité de présenter de nombreux moments de communication ratée entre les formateurs français et les apprenants chinois. Bien que les uns et les autres soient tendus vers un même but – l’apprentissage du français – leurs difficultés de communication peuvent aboutir à un échec de la formation.
Nous avons tenté ici de mettre à jour les aspects constitutifs de ces malentendus, inhérents aux contacts culturels, et de donner des pistes aux formateurs pour qu’ils parviennent à faire de la formation linguistique des immigrés chinois une réussite."
Lire l'article : 2008_S_F_Je_communique
17.10.07
Une dépêche AFP stupéfiante
N.B. entre crochets carrés les compléments d'information nécessaires à la compréhension du texte
"Le département du Rhône propose une formation au français pour les immigrés (AFP 12 octobre)
La préfecture du Rhône a annoncé jeudi le lancement d'un plan d'apprentissage du français pour les étrangers du département, qui devrait permettre de former 6.000 personnes par an.
Ce plan, qui sera mis en oeuvre début 2008, "est une expérience pilote en France à la fois par le nombre d'étrangers concernés, 6.000 par an, et par la formalisation du dispositif sur tout le département", a indiqué à l'AFP une responsable de la préfecture.
Le programme, d'un budget de deux millions d'euros pour 2008, devrait permettre de former chaque année 4.000 étrangers "primo-arrivants", ainsi que 2.000 étrangers anciennement installés, tous en situation régulière.
D'une durée de 38 heures, cette formation [de formateurs pour des bénévoles et fonctionnaires retraités] permettra de conduire les stagiaires au niveau du Diplôme initial de langue française (DILF) [à l'issue de 9 mois de formation linguistique].
Créé en 2006, ce diplôme officiel du ministère de l'Education nationale valide un niveau de maîtrise de base du français comme comprendre des informations simples à l'oral ou à l'écrit, ou être capable de demander un prix ou d'indiquer un problème de santé.
Les 150 formateurs seront des fonctionnaires volontaires issus de la préfecture, des retraités de l'Education nationale et des bénévoles associatifs. Ils seront rémunérés 25 euros brut par heure de cours.
Selon la préfecture, 170.000 étrangers en situation régulière vivent actuellement dans le département du Rhône."
12.05.07
Grand recensement des acteurs du FLE
Le collectif FLE attaque (collectif pour l'information et la défense des professionnels du FLE, du FLS de l'alphabétisation et de la lutte contre l'illettrisme) appelle à la participation des tous les professionnels du secteur au recensement 2007 :
"Suite aux Etats généraux du FLE-FLS de 2006, certains des participants franciliens ont constitué un collectif indépendant, nommé FLE Attaque. Un de ses premiers objectifs est de faire connaître nos métiers. Le collectif rassemble également toutes les informations qui peuvent aider à mieux connaître nos droits et à nous faire reconnaître.
Pour cela, il faut évaluer le nombre d'acteurs dans le FLE-FLS.
Comme les acteurs en FLE interviennent dans des structures très diverses, qui n'ont pas souvent de liens institutionnels entre elles, l'accès aux chiffres n'est pas aisé. Nous avons donc recours à une chaîne (enfin une chaîne véritablement utile !!) à laquelle vous pouvez participer si vous vous sentez concerné. En voici le fonctionnement:
Démarche simple, en 2 temps:
1) Envoyez un courriel à recensementFLE2007(@)gmail.com (retirez les parenthèses qui nous protègent des spams)
avec, dans l'ordre: NOM, Prénom, type(s) de poste(s), type(s) de contrat(s), type(s) de structure(s), pays.
Ces informations resteront strictement confidentielles. Elles serviront à l'établissement de statistiques, régulièrement publiées sur le blog du collectif FLE attaque.
2) Copiez collez l'intégralité de ce message (avec la signature de FLE Attaque) et faites le suivre à tous vos contacts qui exercent dans le FLE en France ou dans des structures de droit français (MAE, Instituts de droit français à l'étranger)
Merci d'avance pour votre aide.
--
FLE Attaque : http://metiersdufle.zeblog.com/
Collectif francilien pour l'information et la défense des professionnels du FLE, du FLS, de la lutte contre l'illettrisme et de l'alphabétisation "
Au chômage? Travaillant sans contrat? En stage? Rêvant de reconversion? Entre deux boulots? Pas grave ! Ce recensement s'adresse à tous.
21.12.06
Enfin quelques nouvelles du DILF
Le ministère français de l’Education nationale vient de créer par décret (n°2006-1626 du 19 décembre 2006) le DILF, diplôme initial de langue française, qui valide les premiers apprentissages en français.
Le diplôme, qui s’appuie sur le « Référentiel pour les premiers acquis en français » (niveau A.1.1 du Cadre européen commun de référence pour les langues), complète ainsi la série des certifications proposées par le ministère français de l’Education pour valider les compétences en langue française : DILF, DELF, DALF.
Le Centre International d'Etudes Pédagogiques, opérateur du DILF, a enfin publié des informations concernant les épreuves du DILF.
Dans l'ensemble, il y a peu d'informations nouvelles au regard de celles déjà publiées dans le référentiel DILF, mais de nouveaux exemples d'épreuves, assez intéressantes pour les pédagogues.
21.11.06
Les compétences nécessaires à la lecture
Selon Chauveau et Rogovas-Chauveau* :
« le savoir-lire est une compétence élaborée (stratégique) de (re) construction de sens prenant appui sur une série de compétences restreintes (spécifiques) en para-lecture.
1· compétence verbo-prédictive : savoir compléter ou terminer un énoncé verbal « à trous ». ;
2· compétence grammaticale : avoir conscience (ou une connaissance implicite) des structures de la langue parlée ou écrite ; avoir par exemple saisi les concepts de mot et de phrase.
3· compétence idéographique : constituer et accroître son « capital mots ».
4· compétence grapho-phonique : avoir compris la relation oral / écrit, acquérir le code de correspondance graphème/ phonème, pouvoir faire la synthèse et l’analyse d’un groupe de phonèmes ou de graphèmes.
5· compétence fonctionnelle : savoir distinguer des supports et des types d’écrits différents ; adapter son comportement de questionneur de contenu en fonction de la nature du texte et de la situation.
6· compétence culturelle : avoir des connaissances générales sur « le sujet à lire ».
7· compétence tactique : s’efforcer d’intégrer des informations très diversifiées, connecter des opérations sectorielles. »
La compétence grapho-phonique peut se subdiviser en trois sous-compétences (là, c'est votre serviteuse qui s'engage) :
4-1· Discrimination visuelle : Etre capable de distinguer visuellement des formes proches, par ex. : <clos> et <dos> / <né> et <hé> / <dédé> et <bébé>
4-2· Conscience phonématique : Etre capable d’isoler un phonème, de repérer des rimes etc.
4-3· Les relations entre l’oral et l’écrit : le principe alphabétique (cf. infra).
Les grandes lignes du principe alphabétique :
Toutes les langues à écriture alphabétique respectent ces 4 règles :
4-3-1· Les unités graphiques représentent des unités sonores (et non pas des unités significatives).
4-3-2· Les unités sonores représentées sont des phonèmes (et non pas des syllabes).
4-3-3· Tous les phonèmes sont représentés graphiquement (et non pas, par exemple, uniquement les consonnes).
4-3-4· Les unités graphiques se suivent dans le même ordre que les phonèmes (si un phonème vient en premier lieu dans le temps, le graphème qui le représente sera écrit en première place dans l’espace graphique, que ce soit une consonne ou une voyelle)
Les langues à écriture alphabétique ne présentent pas toujours un système orthographique aussi idéal qu’une transcription. C’est le cas du français, qui présente deux particularités :
- Les règles combinatoires pour la lecture sont complexes. Par exemple : fin / fine ; poison / poisson; mercredi etc. D'autre part, pour l'écriture, le nombre moyen de graphèmes pour transcrire un seul phonème est élevé. Par exemple, on a IN, IM, AIN, AIM, EIN, EIM (UN, UM) et inversement
- Certaines lettres ne correspondent à aucun son.
Par ailleurs, on remarque un phénomène très agaçant pour le formateur en alphabétisation : les mots les plus fréquents présentent presque toujours des exceptions orthographiques. Par exemple : femme, monsieur, est, vingt, cinq, mars…
Cela signifie que beaucoup de mots étudiés à l’oral ne peuvent pas être utilisés pour étudier les règles de fonctionnement de l’écriture alphabétique… ils ne peuvent qu'être mémorisés globalement, sans analyse.
*CHAUVEAU, Gérard et ROGOVAS-CHAUVEAU, Eliane, 1993, « Les processus interactifs dans le savoir-lire de base », in Lecture / écriture – Des approches de recherche, Paris. INRP, p. 90.